Installation












Deux jours de voyage avec armes et bagages pour couvrir le millier de kilomètres qui séparent Genval de leur camp dans les Alpes... et voici les scouts de la "Trientale" arrivés à pied d'oeuvre sur le site de base, situé à une altitude 2000 mètres en pleine montagne, à portée de superbes randonnées déjà en perspective. Les camps de la "Trientale" ne sont pas truffés d'installs nombreuses et diverses comme ils pourraient le concevoir s'ils étaient dans les Ardennes, mais ils se construisent tout de même l'indispensable "bien vivre". Outre les tentes de patrouille, ils montent les abris de salle à manger avec table et bancs, leur coin "cuisine" à proximité et sous abri aussi, l'aire de veillée, les indispensbles commodités, la "grand place" avec le mât des couleurs. Ils n'en font pas plus (tentes sur pilotis, portiques de patrouille, etc.) pour deux raisons majeures : les bois est rare en montagne, et il serait dommage de l'abattre sans mesure. Et puis, et puis... les attraits essentiels d'un camp aussi éloigné sont bien sûr les randonnées à la découverte du milieu montagnard, sans oublier les descentes de rivières en rafts lorsqu'elles sont possibles.
Vie au camp
A l'attaque ! La troupe française campant à quelques encablures est venue nous rendre visite. Nous tenions bien à les battre à plate couture dans la plupart des jeux. Ce qui fut prestement accompli lors du match de foot dont nous ne gardons pas de photo : tonton Kodak jouait aussi, et nous les avons battus par un retentissant cinq à zéro !
Pas de troupe scoute authentique sans quelques petits rituels, comme les inspections et le grand rassemblement de la journée, avec le lever des couleurs. La vaisselle, la popote et le mauvais temps... font aussi partie du décor. Autant se payer la purée de pois au camp de base plutôt que de la subir en pleine randonnée. Ce qui permet aux scouts de mieux comprendre le pourquoi des entraînements assez pointus aux techniques pratiques d'orientation, effectués durant l'année déjà !
Randonnées


















Nous voilà partis... petits et grands, balaises et gringalets. C'est en randonnée que se mesure mieux l'intensité de la vie de patrouille, d'autant plus qu'il n'en existe pas souvent de superbes escapades sur le pas de la porte. Il faut vouloir partir, parfois pour trois ou quatre jours, dans des situations frisant parfois l'expédition. Nous nous souviendrons de ces quarante centimètres de neige, observés au lever à 3.200 mètres des les Pyrénées espagnoles. Heureusement notre équipement (notamment les superbes tentes légères de la marque "Robens" (parmi les meilleures !) était à la hauteur. L'entraînement des troupes aussi. Et, qui dit "entraînement" dit "activités d'année sans concessions", et volonté commune d'affronter avec plaisir les éléments !
Rafting



Ah, ce sacré rafting ! Un rêve fou concrétisé par les scouts qui nous ont précédés voici quelques années, et "qui en voulaient vraiment" sans être amenés à dépenser une bonne partie de leur budget de camp en "descentes - touristiques - accompagnées - par - de - gentils - moniteurs - avec - tarifs - costauds - à - la - clé". Ce fut une véritable ENTREPRISE (et pas la seule) comme le conçoivent "aussi" les Pionniers ! Nos chers scouts organisèrent une superbe exposition de cartes postales anciennes de notre ville... avec possibilité d'en commander de bonnes reproductions photographiques, moyennant rémunération bien sûr. A l'époque où l'usage des scanneurs était encore réservé à quelques "pros", ce sont leurs vacances de Pâques qu'il passèrent en chambre noire à agrandir des centaines de photos, mais avec quel résultat financier ! Qui leur permit d'acquérir de vrais rafts plutôt que de continuer à descendre la Semois ou la Dordogne sur d'encombrants et lourds radeaux "six fûts". Depuis lors, les scouts de la Trientale sont devenus de quasi experts, avec à leur actif les descentes de la Guisanne (Briançon), l'Isère, la Durance (superbe, à recommander !), la Haute Garonne, et la Doire Baltée (Dora Baltea) dans le Val d'Aoste. Nous sommes presque champions ! Ouf, quand même sans atteindre les limites laissées aux professionnels. C'est ainsi que, lors de notre camp '05, nous n'avons pas osé nous lancer sur le Vénéon, rivière de classe III, avec de nombreux passages en classes VI et V...
Veillées
Ah ! Ces moments mythiques qui ne trouvent (presque) pas leur équivalent en dehors des camps scouts ! C'est la guitare qui me démange ! Que de souvenirs incomparables, pour le grand plaisir de nous retrouver tous en vrais potes !

